mardi 17 octobre 2017

MARSALA: l'arrière-pays
































































































































Près de Marsala et de Trapani, dans l'arrière-pays, la culture traditionnelle de la vigne et de l'olivier domine dans les campagnes. Etonnamment, la plupart des fermes et des bâtiments agricoles, du plus petit au plus grand, ne sont plus habités et tombent en ruine. Si près de la Tunisie et de l'Afrique, on aurait pu s'attendre à des paysages arides: sans être verdoyante, la nature nous offre de belles couleurs plantées ça et là sur une terre bigarrée, tantôt blanche, tantôt ocre, tantôt noire. Dans son buisson jaunissant, une grenade gorgée de soleil nous prouve qu'elle est le fruit le plus "explosif" de la Sicile. Dans une vigne, une grappe oubliée nous offre le nectar sucré de ses grains séchés. Presque partout dans ces campagnes, on vient du village ou de la ville avec ses outils et son petit tracteur à chenille sur une remorque pour travailler son champ. Puis on retourne le soir sur son lieu de vie en ramenant chez soi tout son matériel pour éviter d'attirer la convoitise. Le travail demeure, mais on ne vit plus à la campagne, l'habitat est concentré dans les villages comme SALEMI où nous visitons le château arabo-normand. A SALEMI comme partout ailleurs en Sicile et en Italie, le général patriote Giuseppe GARIBALDI, né le 4 juillet 1807 à Nice et mort à Caprera le 2 Juin 1882, a sa place, sa rue, son boulevard, sa statue. En retournant vers la mer, nous faisons une halte au petit Lago della Trinità qui attend les pluies d'automne pour refaire le plein d'eau. Des flamants gris s'y prélassent et des moutons viennent y boire dans la lumière timide de la fin de journée. Demain, après cette promenade en milieu rural, nous retrouverons l'animation urbaine des jolies villes côtières, de Marsala à Sciacca en passant par Mazara del Vallo.

samedi 14 octobre 2017

VENTO a San Vito lo Capo





















































































































Le nord-ouest de la Sicile est réputé pour être venté. Nous n'avions pas eu la moindre brise jusqu'à présent. Elle s'est levée hier en fin de journée alors que nous finissions notre marche sur le sentier de Zingaro, elle a soufflé toute la nuit dans la pinède où nous séjournons depuis trois jours. La voilà accrochée aujourd'hui au ciel et au rivage. Même si l'eau reste tiède, les baigneurs sont plus clairsemés sur la plage abritée de SAN VITO lo CAPO. Plus à l'ouest, quand on dépasse le phare, aucun imprudent ne se risque à la baignade. Un pêcheur à la ligne courageux brave les embruns et remplit le fond d'un seau de saupes et de sars en moins de deux heures. Un peu plus loin, un éclat de verre se prend pour un cristal d'ambre... La brise tombe quand le soleil se couche derrière la Tour Isolidda. Demain, elle ne sera plus qu'un songe évanoui. La mer nous offrira à nouveau le calme de ses anses pour de savoureuses baignades. Entre deux bains, nous irons découvrir les campagnes autour de Salemi, à une trentaine de kms de Marsala, à l'intérieur des terres.