samedi 19 mai 2018

Occitanie: Dérive printanière







































































































Voici venir en Mai l'apogée de la dérive printanière. Les jours étirent leur lumière de rive en rive. On prend goût au moment présent, on le savoure en oubliant l'existence d'autres saisons. Aucune ne peut rivaliser avec ces tourbillons de volupté. En Mai, oubliés les frissons, les frimas, l'attente du renouveau... Tout ce qui a manqué revient en abondance. On joue avec les couleurs, on pose des ombres sur les feuillages pour mieux saisir l'opulence omniprésente de l'instant. On tourne les pages de la presse du jour et voilà Tabarly en escale sur la mouvance des monts cévenols, après 20 ans de navigations célestes. Un peu plus loin, une petite flamme chancelle au pied des grands cèdres du chemin des Pins: premier printemps sans lui, sans lui qui navigue maintenant comme Tabarly sur une balancelle azurée. Un peu plus loin encore, aux confins de l'Ardèche et du Gard, au pied du vieux clocher de Saint-Paul-le-Jeune, on écrit un dernier adieu à sa plus ancienne amie: une amitié longue et fidèle venue de l'autre siècle, de la cour de récréation du Lycée de Jeunes Filles de Rabat-Agdal. Bons printemps célestes Yvonne. Enfin, quelle surprise avec cette page du Midi Libre, Grand Quotidien du Midi qui nous ramène à la grande Dérive de Mai 68: hasard assez incroyable d'y retrouver à l'affiche Pierre Valentin: nous étions ensemble en classe de 1ère, et Nicole Robert: nous étions ensemble aussi de la classe de seconde à la Terminale au Lycée Jean-Baptiste Dumas d'Alès, assis sur le même banc en cours de philo je crois, professeur Madame Perrier, qui nous lisait les pages jaunies de ses vieux cours qu'elle allait remiser l'année suivante pour prendre sa retraite. Qu'il est loin l'âge tendre sur les rives du Gardon occitan, avec la Lune qui croît une fois encore... Lune, perpétuellement changeante, et pourtant immuable dans sa dérive printanière... Bises et bonne Pentecôte à vous tous.


lundi 14 mai 2018

Alès, NO CORRIDA














































































La Feria de l'Ascension a vécu à Alès, à peine perturbée par la pluie ce dimanche et par une poignée bruyante d'opposants à la corrida. Après les flonflons et les sifflets, la capitale des Cévennes a retrouvé son calme. Aujourd'hui, début de semaine humide, mais le soleil reprend ses droits mercredi avec 25° promis au thermomètre. Samedi 19 Mai, au Musée du Colombier, une exposition de photos noir et blanc années 50 de Joseph Zobel, romancier et poète Antillais. Nous y serons, si tout le monde est sage comme il se doit. Bonne semaine les amis.